Lorsqu’un proche vient de mourir, il est difficile de savoir par quoi commencer. Au choc et aux émotions s’ajoutent rapidement des décisions concrètes : constater le décès, prévenir certains organismes, choisir une entreprise de pompes funèbres, organiser la cérémonie, décider entre inhumation et crémation…
Tout semble urgent, alors que l’on aurait justement besoin de temps.
Pourtant, tout n’a pas à être décidé immédiatement. Certaines démarches doivent être réalisées rapidement ; d’autres peuvent attendre quelques jours, quelques semaines ou davantage.
Voici les principales étapes pour organiser les obsèques d’un proche après son décès, dans un ordre qui permet d’y voir plus clair.
1. Faire constater le décès
La première démarche dépend du lieu où le décès est survenu.
Lorsque la personne décède à son domicile, il faut faire constater le décès par un professionnel de santé habilité à établir le certificat de décès.
Lorsque le décès survient dans un hôpital, une clinique ou un établissement médico-social, l’établissement prend généralement en charge cette première étape et accompagne la famille dans les démarches immédiates.
En cas de décès dans des circonstances particulières ou sur la voie publique, les autorités compétentes peuvent également intervenir.
Le certificat de décès permettra ensuite d’effectuer les démarches administratives nécessaires.
2. Vérifier si le défunt avait exprimé ses volontés
Avant de prendre des décisions concernant les obsèques, recherchez si votre proche avait laissé des indications.
Il peut avoir exprimé ses souhaits oralement à sa famille ou les avoir consignés par écrit. Il peut également avoir souscrit un contrat obsèques.
Essayez notamment de déterminer s’il avait formulé des volontés concernant :
- l’inhumation ou la crémation ;
- le caractère civil ou religieux de la cérémonie ;
- le lieu souhaité pour les obsèques ;
- le déroulement de la cérémonie ;
- la musique, les textes ou les personnes qu’il souhaitait voir intervenir ;
- la destination de ses cendres en cas de crémation.
Si un contrat obsèques existe, contactez l’organisme concerné afin de connaître précisément les prestations prévues.
Cette recherche peut éviter à la famille de devoir décider à la place du défunt sur des sujets pour lesquels il avait déjà fait connaître ses choix.
3. Prévenir les personnes les plus proches
Il faut ensuite informer progressivement la famille et les proches.
Il n’est pas nécessaire qu’une seule personne passe tous les appels. Dans une famille, répartir cette tâche peut considérablement alléger les premières heures : une personne prévient une branche familiale, une autre les amis proches, une autre encore certains collègues ou connaissances.
À ce stade, il est parfaitement possible de dire simplement :
« Nous n’avons pas encore les informations concernant les obsèques. Nous vous les communiquerons dès que nous les connaîtrons. »
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà toutes les réponses.
4. Choisir une entreprise de pompes funèbres
L’entreprise de pompes funèbres accompagne la famille dans une grande partie de l’organisation matérielle des obsèques.
Elle peut notamment prendre en charge le cercueil, le transport du défunt, certaines démarches administratives, la mise en bière et l’organisation de la cérémonie selon les prestations retenues.
Dans un moment émotionnellement difficile, il peut être tentant d’accepter immédiatement la première proposition.
Lorsque les circonstances le permettent, prenez néanmoins le temps de comprendre ce qui est inclus dans le devis et de poser des questions.
Vous pouvez notamment demander :
- quelles prestations sont obligatoires et lesquelles sont optionnelles ;
- quels sont les différents choix de cercueils ;
- quels frais sont liés au transport ;
- quelles prestations concernent la cérémonie ;
- quel est le coût total estimé ;
- quels éléments peuvent encore être modifiés.
Si vous en ressentez le besoin et si le temps disponible le permet, vous pouvez également comparer plusieurs devis.
5. Choisir entre inhumation et crémation
Cette décision doit avant tout respecter les volontés exprimées par la personne décédée lorsqu’elles sont connues.
En cas d’inhumation
Il faudra notamment déterminer le cimetière et la sépulture concernés.
La famille peut déjà disposer d’une concession ou d’un caveau familial. Dans le cas contraire, des démarches devront être effectuées auprès de la commune concernée selon la situation.
En cas de crémation
La cérémonie peut avoir lieu au crématorium ou être organisée différemment selon les souhaits de la famille et du défunt.
Il faudra également réfléchir à la destination des cendres, dans le respect de la réglementation applicable.
L’entreprise de pompes funèbres peut expliquer les possibilités et démarches correspondant à chaque situation.
6. Organiser une cérémonie qui ressemble à la personne
Une cérémonie d’obsèques n’est pas obligée de suivre un modèle impersonnel.
Qu’elle soit religieuse ou civile, elle peut raconter quelque chose de la personne qui vient de disparaître.
Posez-vous une question simple :
Qu’aimerions-nous que les personnes présentes retiennent de ce moment ?
Vous pouvez choisir une musique qu’elle aimait, lire un texte, raconter quelques souvenirs, projeter des photographies lorsque le lieu le permet ou inviter plusieurs proches à prendre la parole.
Il n’est pas nécessaire de raconter toute une vie.
Une anecdote très simple peut parfois évoquer une personne beaucoup plus justement qu’un long discours : une habitude connue de tous, une phrase qu’elle répétait, une passion, une histoire de vacances, sa façon de recevoir ses petits-enfants…
Les obsèques marquent la séparation, mais la cérémonie peut aussi laisser une place à la vie qui a précédé cette séparation.
7. Choisir les fleurs, la musique, les textes et les souvenirs
Ces choix peuvent sembler secondaires face aux démarches administratives. Ils sont pourtant souvent ceux dont les proches se souviendront.
Pour éviter de vous sentir submergé, répartissez-les.
Une personne peut s’occuper des fleurs, une autre choisir les photographies, une autre encore préparer la musique.
Pour les textes et témoignages, ne cherchez pas nécessairement des mots parfaits. Parler simplement de la personne est souvent suffisant.
Vous pouvez raconter ce qu’elle aimait, ce qu’elle vous a transmis, les moments qui faisaient rire la famille ou les petits gestes qui la caractérisaient.
L’hommage devient alors moins une succession de formules qu’un portrait vivant.
8. Prévenir les personnes concernées et transmettre les informations sur les obsèques
Une fois la date, l’heure et le lieu connus, les informations peuvent être communiquées aux proches.
Elles peuvent être transmises individuellement, par message, par téléphone ou au moyen d’un avis de décès.
Pensez à préciser clairement :
- le nom de la personne décédée ;
- la date et l’heure de la cérémonie ;
- le lieu ;
- les éventuelles informations concernant l’inhumation ou la crémation ;
- les souhaits particuliers de la famille concernant les fleurs ou les dons.
Désigner une personne comme interlocuteur principal peut également éviter que plusieurs membres de la famille aient à répondre continuellement aux mêmes questions.
9. Après les obsèques, ne pas vouloir tout régler immédiatement
Lorsque les obsèques sont terminées, de nombreuses démarches administratives restent généralement à accomplir.
Mais il existe aussi une autre forme de travail qui commence, beaucoup moins administrative : retrouver les photographies, entendre les histoires racontées par les proches, conserver des messages, trier des objets et parfois découvrir des pans de la vie du défunt que l’on connaissait peu.
Il n’est pas nécessaire de décider immédiatement ce qui doit être conservé ou non.
Prenez le temps.
Une photographie retrouvée dans un tiroir ou une anecdote racontée quelques semaines après les obsèques peut devenir précieuse plusieurs années plus tard.
10. Penser aussi à ce que l’on souhaite préserver de sa vie
Dans les jours qui suivent un décès, les proches reçoivent souvent de nombreux messages.
Chacun raconte un souvenir différent.
Un ancien collègue se souvient d’une histoire que la famille ignorait. Un cousin retrouve une photographie. Un ami raconte un voyage. Les petits-enfants posent des questions.
Puis, progressivement, ces témoignages se dispersent dans des téléphones, des conversations, des albums et des boîtes.
C’est souvent après les obsèques que se pose une autre question :
Comment préserver tout cela ?
Pas uniquement les dates importantes ou les informations généalogiques, mais ce qui faisait réellement vivre cette personne dans le souvenir des autres.
Sa voix. Son rire. Ses expressions. Ses passions. Ses photographies. Les histoires que l’on racontait à table. Ce qu’elle a transmis.
Du lieu de recueillement à la mémoire d’une vie
Une sépulture, une urne ou un lieu symbolique peuvent devenir des points de recueillement importants pour une famille.
Mais une pierre tombale ne peut raconter qu’une petite partie d’une vie.
C’est dans cette continuité que s’inscrit Memoraluna.
Memoraluna permet de créer un mémorial en ligne consacré à une personne disparue, dans lequel la famille peut réunir son histoire, des photographies, des vidéos et les souvenirs transmis par ses proches.
Une plaque discrète munie d’un QR code peut ensuite être associée au mémorial et placée, lorsque cela est possible, sur la sépulture ou dans un lieu choisi par la famille.
En la scannant avec un smartphone, les proches peuvent retrouver le mémorial.
L’idée n’est pas de remplacer la pierre, les fleurs, les albums ou les souvenirs que l’on garde chez soi.
C’est de leur donner un lieu commun.
Un endroit où, des années plus tard, un petit-enfant pourra découvrir le visage de son grand-père à 25 ans, entendre une histoire racontée par sa tante ou comprendre pourquoi toute la famille parle encore de certaines vacances avec le sourire.
Parce qu’après avoir organisé le dernier au revoir vient aussi, avec le temps, la transmission de tout ce qui a précédé.
Une liste simple pour savoir par quoi commencer
Si vous venez de perdre un proche et que tout vous paraît confus, concentrez-vous d’abord sur l’essentiel :
- Faire constater le décès et obtenir le certificat nécessaire.
- Rechercher les éventuelles volontés du défunt et l’existence d’un contrat obsèques.
- Prévenir la famille et les personnes les plus proches.
- Contacter une entreprise de pompes funèbres.
- Organiser l’inhumation ou la crémation conformément aux volontés connues.
- Préparer la cérémonie, les textes, la musique et les éventuels hommages.
- Informer les personnes concernées de la date et du lieu des obsèques.
- Après les obsèques, poursuivre progressivement les démarches administratives.
- Conserver les photographies, messages et témoignages qui arrivent spontanément.
- Plus tard, lorsque vous en aurez envie, réfléchir à la manière dont vous souhaitez préserver et transmettre sa mémoire.
Vous n’avez pas besoin de tout accomplir le même jour.
Dans les premières heures, concentrez-vous sur ce qui doit réellement être fait rapidement et acceptez, lorsque cela est possible, l’aide des personnes qui vous entourent.
Questions fréquentes après le décès d’un proche
Que faut-il faire en premier lorsqu’un proche décède ?
La première étape consiste à faire constater le décès selon le lieu et les circonstances dans lesquels il est survenu. Il faut ensuite rechercher les éventuelles volontés du défunt et contacter une entreprise de pompes funèbres afin de préparer les obsèques.
Combien de temps a-t-on pour organiser les obsèques ?
En France, les délais applicables à l’inhumation ou à la crémation sont encadrés par la réglementation et peuvent dépendre des circonstances du décès. L’entreprise de pompes funèbres et les services administratifs concernés peuvent vous indiquer le calendrier applicable à votre situation.
Comment savoir si une personne avait un contrat obsèques ?
Commencez par rechercher ses documents personnels et bancaires et interrogez les proches susceptibles d’être au courant. Certaines démarches permettent également de rechercher l’existence d’un contrat d’assurance obsèques lorsque les conditions nécessaires sont réunies.
Est-on obligé d’organiser une cérémonie religieuse ?
Non. Les obsèques peuvent comprendre une cérémonie religieuse ou civile, selon les volontés du défunt et les choix de la famille lorsque celles-ci ne sont pas connues.
Comment rendre les obsèques plus personnelles ?
La musique, les photographies, les textes et surtout les anecdotes permettent de créer un hommage qui ressemble davantage à la personne. Il n’est pas nécessaire d’organiser quelque chose de spectaculaire : quelques souvenirs sincères peuvent suffire.
Que conserver après le décès d’un proche ?
Il n’est pas nécessaire de tout trier immédiatement. Photographies, vidéos, lettres, messages, enregistrements et témoignages des proches peuvent être conservés temporairement afin de décider plus tard ce que la famille souhaite transmettre.
Qu’est-ce qu’un mémorial en ligne ?
Un mémorial en ligne est un espace numérique consacré à une personne disparue. Il peut réunir sa biographie, des photographies, des vidéos et des souvenirs transmis par ses proches. Avec Memoraluna, ce mémorial peut également être relié à une plaque QR code permettant d’y accéder depuis un lieu de mémoire.